Nous agissons dans un contexte politique marqué par un profond rejet de l’action des gouvernements successifs et en particulier de la Présidence d’Emmanuel Macron. L’extrême droite progresse, élection après élection, se nourrissant désormais d’émetteurs médiatiques puissants, d’un dégoût politique, de la décomposition de la droite traditionnelle, mais aussi des renoncements et de la division de notre camp.
Pour la première fois, une victoire de l’extrême droite est possible lors de la prochaine élection présidentielle. Si c’était le cas, ce serait la pire défaite infligée aux milieux populaires et à l’ensemble des conquis sociaux. Si c’était le cas, ce serait l’obsession raciste, en particulier dans sa dimension islamophobe, aux commandes de l’État. Cela constituerait en outre une vraie menace pour nos libertés publiques.
Toute notre action doit être porteuse d’une double exigence : la volonté de rupture avec les politiques menées actuellement et tout faire pour empêcher la victoire du RN.
Dans ces conditions, la stratégie la plus efficace pour une victoire de la gauche et des écologistes est celle de l’unité dès le premier tour. C’est le prolongement de la stratégie de la NUPES en 2022 et du NFP en 2024 en l’adaptant aux échéances de 2027.
Nous sommes donc encore et toujours pour l’unité, car nous n’avons pas d’intérêts distincts des millions de jeunes, salarié·es, retraité·es, immigré·es, etc. qui subiraient rudement les conséquences d’une victoire du RN.
Un récit médiatique, mais aussi politique, dominant veut acter la défaite sans combat de la gauche, face à son ennemi mortel.
Mais beaucoup d’inconnues sont encore devant nous, du côté du PS, dont les contradictions internes font régulièrement vaciller la ligne et l’engagement au sein de FP2027, mais aussi concernant le PCF et les Ecologistes.
Nous savons désormais que les militant·es socialistes voteront le 9 juillet sur la stratégie du PS à la présidentielle.
LFI est entrée en campagne et profite de l’absence d'offre alternative à gauche. Mais, la possible unification du prétendu « bloc central » fera mécaniquement monter le seuil nécessaire pour atteindre le second tour. En outre, les sondages de deuxième tour, que nous prenons évidemment avec réserve mais qui influencent la conscience de millions d’électrices et d’électeurs, sont sans appel notamment pour JLM.
La lucidité face à cette situation ne doit pas nous désarmer mais au contraire nous encourager à l’action. Rien n’est figé, tout peut encore évoluer.
C’est pourquoi comme Générations, les Ecolos et Debout ! nous restons engagé·es en faveur d’une Primaire de la gauche et des écologistes, pour laquelle nous avons décidé de soutenir Clémentine Autain, désormais notre candidate. Nous réaffirmons la nécessité d’une candidature de rassemblement issue d’un processus démocratique, sur la base d’un projet de transformation de la société.
C’est pourquoi nous favoriserons toutes les initiatives locales ou nationales qui vont dans le sens de l’unité de la gauche face à l’extrême droite. Nous nous investirons dans la construction de cadres unitaires locaux, mobilisant la société civile organisée et les collectifs de citoyens pour une candidature commune sur la base d’un programme dans la continuité de celui du NFP, à l’élection présidentielle et aux élections législatives qui suivent.