Hendrik Davi a déposé une proposition de loi-cadre transpartisane sur la forêt signée à ce jour par 53 députés issus de 8 groupes parlementaires différents.
Il y a urgence, car évidemment, la forêt brule. Près de 15 000 ha ont déjà brulé en 2026. Un record. L’APRES réaffirme son soutien aux 43 000 pompiers, professionnels et aux 200 000 volontaires, qui agissent avec un courage exemplaire, souvent au prix de leur santé et de leur sécurité. Un sapeur-pompier volontaire, Baptiste Gerfaud Valentin, âgé de 22 ans, a perdu la vie en Savoie.
Il y a urgence, car la forêt meurt des tempêtes, des sécheresses, des canicules ou des attaques d’insectes. Selon l’ONF, la part de bois récolté à la suite de dépérissements ou de tempêtes est passée de 5 % dans les décennies passées à près de 30 %.
La proposition de loi que Hendrik Davi a déposée vise à mieux protéger la forêt et à planifier son adaptation au changement climatique. Elle institue un fonds national d’adaptation des forêts au risque d’incendie qui permettra l’acquisition et la maintenance de matériels pour les services d’incendie ou l’accompagnement des communes forestières et des propriétaires pour la mise en œuvre des obligations légales de débroussaillement. Elle propose d’encadrer strictement les coupes rases, d’interdire le dessouchage et d’encourager financièrement une sylviculture qui favorise le mélange et la continuité du couvert. Elle lutte contre le morcellement de la propriété forestière en favorisant les regroupements de propriétaires et la préemption des communes ou de l’État. Elle soutient l’implantation de petites scieries et l’usage du bois local dans les commandes publiques pour favoriser la transformation du bois en France. Enfin, nous ne protégerons pas la forêt sans forestiers. Les effectifs de l’ONF sont passés de 15000 dans les années 80 à 8200 aujourd’hui. Nous proposons une programmation pluriannuelle de l’emploi avec plus 1100 emplois à l’ONF et 200 emplois au CNPF à l’horizon 2030.
Mais nous ne protégerons pas durablement la forêt, qui capte 10% de nos émissions de gaz à effet de serre, sans lutter contre le réchauffement climatique. Chaque degré compte, nous devons donc planifier notre décarbonation et la décroissance de nos consommations énergétiques.