Samedi 30 mai, Noahm, âgé de 19 ans, est mort des coups subis d’une agression homophobe dans le centre ville de Metz. Les chiffres du ministère de l’intérieur sont sans appel, on asssiste à une hausse générale des infractions anti-LGBT dans la société.
Aussi, depuis des années, chaque jour du championnat de France, suivi par des millions d’amateurs dont une grande partie d’enfants, a été le théâtre indigne de chants et banderoles LGBTPhobes totalement banalisés. L’homophobie systémique dans les stades du sport le plus populaire de France ne se limite jamais aux tribunes : elle alimente et banalise l’homophobie dans l’ensemble de la société jusqu’aux passages à l’acte.
Il n’y a aucune fatalité. Je défends l’inscription dans la loi d’une obligation de résultat obligeant les clubs à tout mettre en œuvre pour qu’aucun incident ne survienne lors des rencontres sportives, sous peine de sanctions automatiques prévues par le règlement sportif. Il ne s’agit que d’inscrire enfin, dans le code du sport, l’arrêt du Conseil d’État de 2024 recommandé par la CNCDH qui pose le principe d’une responsabilité des clubs en cas d’incidents provoqués par leurs supporters.
Avec les associations LGBT, nous voulons des sanctions disciplinaires contre les clubs, des actions en justice et pas des mesures administratives contre des supporters, potentiellement arbitraires et liberticides, comme prévu dans le projet de loi “riposte” qui vise à accorder aux Préfet le pouvoir de décider d’interdiction administrative de stade.
A la veille de la marche des fierté, et alors qu’aux quatre coins de la planète l’attention est concentrée sur la coupe du monde, rappelons sans relâche que l’homophobie ne relève pas d’une soit disant “culture du foot”, mais bien d’un délit qui doit faire l’objet de poursuites judiciaires.