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Coupes sans précédent dans les subventions du Planning familial

Le Planning familial est un mouvement féministe d'éducation populaire.
Depuis près de 70 ans, il œuvre en faveur de l'égalité et l'émancipation pour permettre à chacun·e de vivre une sexualité épanouie, en aidant et en informant par exemple sur les grossesses non prévues, les infections sexuellement transmissibles, la contraception mais aussi l'écoute attentive et les conseils préventifs. Dans cet objectif, le Planning familial s'investit pour le droit à l'éducation à la sexualité, à la contraception, à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) en luttant contre la désinformation et les mouvements anti-choix mais aussi contre toutes les formes de violences et de discriminations liées au genre et à l'orientation sexuelle.

Le Planning familial, c'est 2 000 militant·es, salarié·es et bénévoles et 82 associations départementales. Chaque année, ce sont près de 500 000 personnes qui sont concernées par ses actions.

Mais aujourd'hui, le Planning familial se retrouve dans une situation très critique. Les coupes budgétaires auxquelles il doit faire face sont sans précédent.

Le conseil départemental de la Drôme a décidé de fermer sept centres de santé sexuelle sur 12 dans le département et de réduire de 20% les subventions octroyées à l’association. Le département du Loiret opère une baisse de 10 % de sa subvention au Planning familial, soit une perte de 47 000 euros, pouvant conduire à la suppression de 2 postes. La présidente de la région Pays de la Loire a supprimé la totalité des subventions allouées...soit une amputation de 66170 euros ! "Faute de financement, ce sont 3 000 élèves des Pays de la Loire qu'on ne verra pas cette année", estime la coordinatrice régionale et elle ajoute : "Avec la perspective des élections en 2027, on savait qu'on allait entrer dans une période difficile, mais on n'imaginait pas une telle violence, pas aussi tôt". En Gironde, l’Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine prévoyait la suppression de la subvention de 160 000 € allouée au Planning. Cette subvention représente le tiers du budget annuel de l’association. Sa suppression aurait signé purement et simplement la disparition du Planning familial 33. Une mobilisation citoyenne d’ampleur a permis de faire reculer l’ARS et de sauvegarder cette source de financement indispensable.

Pour l'instant, c'est l'offre en matière d'éducation sexuelle dans les établissements qui pâtit le plus des coupes. Or, elle est essentielle à la construction des enfants et des adolescent·es. Ces interventions permettent à des élèves de se rendre compte qu'elles ou ils sont ou ont été victimes de violences, commises par un petit ami ou par un membre de leur famille. Comment ne pas faire le lien entre ces coupes budgétaires insupportables et l’incapacité des pouvoirs publics à protéger les femmes et les enfants des violences sexuelles ? S’attaquer au planning familial c’est s’attaquer à celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour faire reculer ces violences, les mêmes qu’a subi la petite Lyhanna et les 160 000 enfants victimes par an. A l’heure où des réseaux masculinistes de plus en plus structurés distillent un discours haineux contre les femmes et tentent de faire reculer leurs droits, à un an d’une élection présidentielle où l’extrême-droite peut prendre le pouvoir dans le pays, il est vital de défendre le Planning familial et toutes les associations qui agissent chaque jour pour prévenir, écouter et accompagner. 

 
L'APRÈS porte un projet politique d'émancipation féministe et apporte tout son soutien au Planning familial afin qu'il puisse continuer ses missions d'accueil inconditionnel, anonyme et gratuit. Rejoignons massivement la grande mobilisation nationale contre les violences sexuelles ce samedi 4 juillet à l’appel de la Coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale.

Nos corps, nos choix, nos droits !


Publié par L’APRÈS le 2 juil. 2026
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