Nombre de salarié·es ne peuvent plus vivre dignement de leur travail. Au SMIC à temps partiel, avec 1 000 € par mois, comment se loger, faire le plein pour la voiture, se chauffer ou nourrir sa famille ?
Le travail ne paye pas. C’est pour cela que L’APRÈS revendique une augmentation du salaire brut à 2 000 €, son indexation sur l’inflation et l’ouverture de négociations dans toutes les entreprises. En temps de crise, ce n’est pas suffisant. Il faut aussi bloquer les prix de l’énergie, du carburant, des loyers et des produits de première nécessité.
Mais surtout, le travail perd son sens. On ne compte plus les salarié·es qui ne comprennent pas la raison des licenciements, les réorganisations ou les choix de production.
Alors que nous fêtons les 90 ans du Front populaire, nous devons défendre la réduction du temps de travail et le 1er Mai comme jour férié contre les attaques du gouvernement. Mais la gauche doit repenser plus globalement le travail.D’abord, son organisation. Le travail ne doit plus rimer avec burn-out, souffrance, voire mort. Il y a eu 1 300 décès au travail et 550 000 accidents en 2024.
Alors que des collectifs de salarié·es portent plainte contre Uber Eats et Deliveroo pour « traite d’êtres humains », L’APRÈS défend la présomption de salariat. Alors qu’on ne compte plus les jeunes travailleurs tués en entreprise, nous exigeons l’interdiction du travail des enfants.
Plus généralement, L’APRÈS défend le retour des CHSCT et un droit pour les salariés à avoir un temps dédié pour débattre de l’organisation du travail. Nous devons renforcer les droits et accroître les pouvoirs des salarié·es. La démocratie sociale doit être au cœur de l’entreprise. Nous devons pour cela reconstruire un Code du travail détricoté par toutes les présidences depuis Chirac. Plus de démocratie et de collégialité dans l’entreprise, c’est aussi la seule façon de préparer collectivement le choc de l’arrivée de l’IA.
Enfin, nous ne pourrons pas redonner du sens au travail sans poser collectivement la question des objectifs d’une production de biens et de services, qui doit être respectueuse de l’environnement et assurer à la France et à l’Europe une souveraineté alimentaire, sanitaire et énergétique.
Mais pour mettre en œuvre cette politique ambitieuse socialement et soutenable écologiquement, la gauche et les écologistes doivent se rassembler pour les élections législatives et présidentielle de 2027. C’est le sens de la campagne de Clémentine Autain dans le cadre de la primaire. Nous devons donc être nombreuses et nombreux ce 5 mai à La Bellevilloise, au meeting commun organisé par FP2027, et lors des écoutes collectives du meeting parisien, avant l’organisation de déclinaisons partout en France.
Hendrik Davi